03 janvier 2007

Moi, j'suis faîte pour vivre entre les mailles de vos filets!

Ma vie est comme une galère aux air de pirogue barbouillée de couleurs et de noir et blanc. Ma mine à la main, un pinceau dans la poche et le reste de la troupe dans la sacoche, j'me barre, ciao, ciao le foyer, j' me barre, je m'en vais respirer autre part. Je vais prendre un train et dans tête,la locomotive fume et tchou tchou... j'me barre, je m'en vais respirer autre part. Y'a des destinations sur la carte, un peu partout, toujours maintenant. un sac à dos, à l'arrache, le pouce en l'air et on se croisera sur les chemins. En attendant le prochain départ de la gare, je vogue dans ces mers vertes, la lune m'éclaire violette, j'dessine le capitaine maïka, acoudée sur le pont, qui regarde au loin queen stone, les yeux stone, elle se tourne vers moi et me crie "une clope moussaillon". la plume à l'oreille, la plume au bout des doigts, j'écris nos mots de tête, au milieu de la tempête, la tête en l'air accrochée à la lune, je lui hurle dessus qu'elle reste un peu plus que la nuit. Y'a la rage sur le navire, un drapeau noir en haut du mat, on dresse nos utopies. Et puis quand on est tous les quatre, on se dit, c'est vrai là ça marche, pizzas, bières, joints. "Punk, tss!" Moi j'suis pas punk, j'suis violette, j'suis de la lune, j'suis sur un bateau. Un bruit retentit et poum ailleurs. Quitte à galerer ici, j'prefere galerer ailleurs. Je me faufile à travers tous et c'est fou ce que je les aime. Parce qu'il y'a des confettis plein le bateau refuge, plein mon lit et jusqu'à dans la baignoire, parce qu'ils sonnent n'importe quand et m'offrent des jetons ricard et me scandent "on y va!". Nouvelle vague dans les oreilles l'alcool coule à flot et fume la pipe, fume la pipe de ganja. Les controleurs montent, on court, on crie "la rage du peuple", nos idéaux, tout en haut du mat sur le drapeau. j'ai ma petite flasque anisée, c'est ce que je viens du sud moi. Ah oui avec l'accent parisien. C'est mon côté punk. Sur la bécane les chansons engagés, sur le sable les docs dans l'eau, sur le bateau il a pas peur des chevaux ou presque. J'vois plus la réalité, ils m'ont rendu avec ma liberté, ma rêvalité. On rêve de révolution car dans le mot révolution il y a rêve mais surtout évolution. Debout sur le zinc claironne, je suis au fond de la salle et je voyage déjà. On me parle de passion et je souris, les philosophes ne nagent pas en pleine passion. Nietzshe Si. Ô toulousaine, ainsi parlait. Je ne me souviens plus de rien, herbe en poche, bouteille à la main. Les heures defilent et passent vite, bien trop vite. J'ME BARRE. Demain. Ca s'embrouille, le temps file. Decembre 2006. Le concert de Keny arkana, la rage au ventre, au coeur et au cri. Chez Crapette, dans le jardin, dans la cour secrete, avec punks, rockabs, gansta, roots etc etc. Même si je me sens découpée, partagée, par leurs differends, leur difference. même si je veux pas choisir. "je veux tout, tout de suite et que ça soit entier, sinon, je refuse!" Finallement, cette phrase ne m'a jamais quittée. J'peux pas choisir entre eux, j'pouvais pas faire qu'un reveillon. Et je m'en veux, je m'en veux tellement d'avoir été aussi conne. Une voiture, quatre gars, une cité, plus rien, cours, cours et les larmes coulent. J'croyais que je pouvais avoir confiance, j'croyais que j'aurais pas à faire de distinction, j'voulais pas etre mefiante. Moi je monte toujours dans les voitures, moi j'crois toujours en l'humain et Inconscience. C'est comme si le danger rodait encore sur nos têtes et nos fantomes ne nous lachent plus. Noël en Ardèche, en enfance encore. Dans cette famille d'adoption que je me suis choisie y'a maintenant 10 ans. Les années passent et rien, toujours pas de, ni de. Est ce que je peux encore croire en l'humain. Le ventre me tiraille que oui quand ma tête me rend nerveuse et tremblante dès qu'on m'approche. Je crois que je veux me barrer, je crois que je veux que 2007 soit inscrit dans des livres d'histoire que je n'aurais plus. Elle m'a trouvé un jouet, un bateau, quelques mois apres la locomotive. C'est embrouillé, c'est écrit en plusieurs temps, c'est la plume qui. Plume libre. "le temps fait des siennes, reprend ce qu'il sème, carpe diem. Je me souviens, de nous quatre, sur son lit, je me souviens de nous cinq sur son canapé, je me souviens des visages, des figures et un sourire sur la gueule. Mais j'ai plus confiance en l'humanité, quelque chose est brisé et mon pouce en l'air est dégonflé. Comment j'ai pu monter? J'ai fait du stop tout l'été, seule ou accompagnée, j'ai traversé la France etc. Et. Il faut que je sois dans ma ville, un soir de réveillon, à la recherche des punks que j'aime un peu trop parfois pour que. J'veux juste arreter de trembler et relever le pouce, encore et encore. Moi, j'y croyais un peu trop fort. En l'anarchie, en l'humain, en l'autogestion en mes idées. Moi j'voulais un monde plein de bateaux et de trains, où j'pourrais voyager. Moi j'voulais et je veux encore mais j'ai plus confiance en l'autre et j'voulais pas ça, c'est pour ça que je ne me mefiais pas. Putain je crois plus en l'humanité, je les hais. J'ai rien et à l'interieur c'est tout cassé. Bonne année. Les cartes en mains, le regard en coin, je joue au poker comme je vis ma vie. Le tout pour le tout, jusqu'au bout et tant pis si j'ai plus. Demain, ou après demain, je reprends un train.

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Je me souviens, du concert de Keny Arkana, des joints, la tete qui tourne, la biere, et ses mots forts qui résonnent encore et encore dans ma tête où. La voile de mon bateau est une lune sur laquelle me rejoignent des pirates, et leur rhum gingembre, qu'ils partagent pour mettre des étoiles dans nos yeux. Des mots forts qui hurlent une rage qui s'insinue partout, comme si, un autre monde est possible. Je me souviens de la cremaillère de Crapette, des joints, la tete qui tourne, le pastis dans le jardin, de l'herbe dans la cour de derrière, du rock n' roll, du rap et du ska et tout autre chose à la fois. J'viens de retrouver de l'herbe, au fond du tiroir. Dans toute cette histoire où est le petard. Des feux d'artifice sous nos yeux, la mer, les bateaux, le loin, l'ailleurs et nous qui TIFUMI. Pierre papier ciseau au pastis. Une bouteille de rhum cassée, un blunt et un cigare, champagne et toast tarama, pates foie gras. Pas les flics, jamais les flics. Aussi dangereux que. j'ai toujours été mefiante envers les bleus. Mon monde sur la lune, la tête avec, qui les emmène, des visages, des figures, dans des contes fantastiques ou des histoires de magie. Piraterie rouffle qui s'accompagne de. Petits bonheurs et grande vadrouille. Folie devant la neige et feu dans Gaudin. Je me suis cassée le ventre et fendue la poire. La lune toujours la haut, au dessus des montagnes, derrière lesres. Je suis celles qu'ils ont aimée quand je les ai adoptés. j'ai choisi ma famille qui se reconnait plus dans le sourire que dans le sang. J'suis bien là bas, envolée dans l'enfance reposante des forêts qui cachent nos cabanes sous terre, des champs où l'on courent et sautent de botte en botte. Les chatons qui sentent le foin, Rimbaud, Verlaine, Enstein, Nietzcshe, Gainsbourg et Gainsbarre. C'est nous qui. Et Lili que j'evite comme une peste, sale oie qui me fait flipper, comme une miniautruche. Un crayon, une plume et elles des instruments, le temps passe dans le faux froid du dehors et la chaleur interieur. La cuisine de mémé Raymonde, le fromage Cab'riou d'issanlas, l'anniversaire de mon futur père, Et nous ensemble partout entre vieilles chansons et fous rires, souvenirs qui s'ajoutent et se succèdent. Quelque chose de different. Mon Noël en Famille, celle que j'aime car elle est choisit. J'suis un Peter Pan pirate violet qui aime les pirates comme les enfants perdus, les indiens, les cowboys, les bohemiens , tous ces réverbèrent qui m'éclairent. On oublie pas, on sourit mais le poing reste levé et on oubliera jamais notre rêve d'révolution, d'évolution. Entre rêve et réalité, quelque chose comme la rêvalité. Je voyage d'ailleurs en ailleurs et c'est un peu partout que j'me sens chez moi. Sans frontières, j'suis lunaire. J'oublie rien mais mes souvenirs se consumment dans la fumée verte qui infeste mes poumons et ma gorge. J'crache, elle m'appelle gavroche, et j'ai ma casquette. Et dessous? Vent Infernal Ouragan Lunaire Etoilé Tripant. cheveux.

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Moi j'suis faîte pour vivre entre les mailles de vos filets! La fumée sort de la cheminée de la locomotive, les voiles se lèvent au dessous du bateau et la lune brille. J'suis embarquée dans une drôle d'aventure où, l'imaginaire devient réel quand nous sommes tous ensemble, embarqués dans cette nouvelle année. Les souvenirs en forme de sourire dans la poche, avec le reste de bric à brac qui represente ciel et mer. J'me suis glissée la gueule sur le trottoir. Heureusement, y'avait des réverbères.

Posté par bouteille13 à 21:26 - Commentaires [11] - Permalien [#]


Commentaires sur Moi, j'suis faîte pour vivre entre les mailles de vos filets!

    Y a rien à dire ta plume est belle, très belle. Dis moi pirate, dans tout ça je peux te poser une question indiscrète : es-tu heureuse ? Si tu réponds oui je ne t'admirerais que plus. Toi, ta plume, ton regard mystérieux, dès que je t'ai vu j'ai su. Tu n'es pas comme les autres. Mieux parce que "révalité" c'est pas un mot que n'importe qui peut inventer.
    Bonne année !

    Posté par spleengirl, 04 janvier 2007 à 10:38 | | Répondre
  • Cette note me fait boufrement penser à c'est beau une ville la nuit, de Richard Bohringer. Une plume fougueuse et rythmée, libre à coup sûr!
    Belle envolée pour 2007, loin des filets et proche des étoiles.

    Posté par Llyn, 04 janvier 2007 à 14:24 | | Répondre
  • ma camille, est ce que je lis bien entre les lignes? dis moi que je me trompe qu'ils ne t'ont rien fais?

    Posté par sick-of-love, 06 janvier 2007 à 20:44 | | Répondre
  • juste un petit clin d'oeil vis a vis de ta bannière.
    trouves y un interet, ou pas.
    http://p4.storage.canalblog.com/41/93/222281/9491533.jpg

    Posté par cowboy, 09 janvier 2007 à 15:36 | | Répondre
  • de passage

    nous sommes tous des passants qui passont
    notre temps avec passion alors au passage
    si tu veux publie ces textes sur les
    espaces coopératif de la RAGE DU PEUPLE...
    c'est ouvert et avec des messages de ce
    type nous pouvons collectivement imaginer
    une nouvelle poétique de la Rage...
    a bientôt, couRage :

    Posté par laragedupeuple, 10 janvier 2007 à 01:10 | | Répondre
  • Embarque vite, c'est 2007 qui commence,
    et avec elle son lot de voyages, les voyages
    forgent la jeunesse, alors larguons les amarres.

    Posté par kabouter, 15 janvier 2007 à 23:06 | | Répondre
  • CRACK'N'COKE #02. JUNKIE'S GOT SOME NEWS FOR YOU!
    xxx

    Posté par JUNKIE, 16 janvier 2007 à 23:20 | | Répondre
  • un nouvel article!!!

    Posté par kabouter, 18 janvier 2007 à 18:03 | | Répondre
  • jtai répondu chez moi juste pr info.
    ^^

    Posté par dame mariane, 19 janvier 2007 à 00:57 | | Répondre
  • mmmmm

    mmmm j'aime beaucoup ce que t'ecris pas tres gai mais j'ai ressenti les mêmes solitudes aux milieu de la foule, remarque vu ma conso de buz c'est ptete ca le point commun ! je pourrais te dire que ca change avec le temps, ben pas vraiment, on le vit mieux c'est tout.......quelquefois
    continue a ecrire

    S.

    Posté par sammael, 19 janvier 2007 à 03:04 | | Répondre
  • Et moi j'étais pas là.
    J'étais là pour personne, même pas pour moi.
    y a eu comme une pause dans ma vie. Une pause quand les autres restent en mode lecture ça fait prendre pas mal de retard. Mais je n'oublie pas. que l'an prochain tu veux voyager.
    Et que peut-être, on voyagera toi et moi.
    Même si c'est ni le bon endroit ni le bon moment.
    J'ai un peu mal au coeur.
    nos pouces en l'air c'était un peu la meilleure manière pour l'instant de dire merde à tous ceux qui pensaient que.
    Le contraire de nous. Du point A au point B, grand corps malade, l'Allemand marocain et Munich et le Jah sound, ça faisait pas mal de raisons de dire merde.
    Et c'est vrai, parfois ils nous rattrapent, même si ça fait mal, parfois ils nous ratrappent, mais c'est à nous d'aller toujours plus loin. Toujours plus loin qu'eux tous, tous ces pourris.
    alors si ma pause s'est finie, j'espère que quelques minutes tu peux m'attendre, j'arrive à grands pas.
    Parce que les sourires sont plus grands que les larmes.
    Toujours.
    Encore et encore et encore et toujours.

    Posté par Cécile, 25 janvier 2007 à 13:32 | | Répondre
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