Oxymore.

Aucun choix

12 décembre 2006

[the killing moon]

doc

J'suis tombée amoureuse de lui, je ne sais plus trop comment, plus trop pourquoi, je ne le regarde quasiment pas. Ce n'était même pas ses bras et ce n'etait même pas si grave. Juste que. Il me fait rire. Comme si ma vision des choses, ma vision de l'amour, ma vision de ce pirate avaient changé.

Et je me sens bien. Toujours en violet, et vert un peu quand même. Les cheveux en petard, le petard à la bouche. Je souris, avec eux je ris. Aussi avec avec lui. Attention la lune est de sortie, avec ses pirates et ses pirateries, avec sa plume libre, ses dessins et ses écrits, avec les punks et leurs bières à la main, et puis une pas chère bouteille de vin, avec les réverbères qui éclairent, avec les trains qu me font voyager loin, avec toutes ces choses qu'on appelle petits bonheurs, sur une route qu'on appelle la grande vadrouille. Du son dans les oreilles, un peu de eux qui résonnent, du punk, du rap, du rock n' roll, de la chanson festive. Du different encore, du nouveau toujours, eux avec moi, un peu, beaucoup, quelque part, à côté de moi. Même si le doute persiste, ce chemin prend un sens, comme si enfin j'aimais ce que j'étais, comme si encore j'aimais ce que je vivais. J'ai fait la paix avec toute sorte de mes regrets et j'ai ri avec eux devant Kuzco le dessin animé.

La gare, debout sur le zinc qui me chante de m'en aller, je l'attends sur le quai, un petard à la main, une biere à la bouche, ou bien l'inverse. Elle voit ma ville triste et sale, elle la voit avec ses yeux noirs de Paris, ceux là même qui n'apprecient pas le gris d'ici. Quelques pastagas et vodkas pomme plus tard, elle est toujours là dans ma vie, à regarder mes pirates et autres copains du bord, dans "un quartier, la plaine, sans frontières", dans mon appart', le refuge, notre refuge, le bateau, notr' bateau. Comme si mon lit etait une bouet de sauvetage, où nous vivions en autarcie, bouteilles, fumettes et pizzas sous la main, comme si l'écrn et no bras nous faisaient oublier notre errance dans cette mer un peu trop douloureuse parfois.

Et puis lui, qui nous emmene, un peu plus loin, par bateau, sur l'île du frioule, dans des maisons abandonnés, plages ensoleillés, lieux deserts pour crapahuter, colline à grimper avant de devaler etc. On a mangé des crepes, marché dans l'eau les docs marteens attachées, on a vu un coucher de soleil si vite tombé dans les bras de morphée, on a vu des lieux que je n'oublierai jamais et même un cheval sur le bateau qui l'a effrayé. Une si jolie journée, le jour de l'anniversaire de celui qui nous manque toujours, à bord.

Petit couillon tombé de sa fenêtre, un premier octobre de cette année, je te verrais presque hanter l'appart, et me voler les clefs pour rigoler, lire billal et écouter ton cd preferé, du rockab bien sur, du punk et du garage aussi. Ce ne sont même pas, les vidéos de toi, au sommet de ta gloire, sur cette petite scène de la fête du soleil ou ici mort de rire et surtout mort maintenant. Mais t'en fais pas vieux, tu manqueras toujours à bord, parce que les copains d'abord.

C'était une belle journée, suivie de quelques autres que je n'ai pas vu passé, les yeux bandés sur la réalité, ma main dans la sienne. Sur mon lit, sous ma couette, ma main dans la sienne. A regarder des conneries defilées, la main dans la sienne. A boire et fumer, ma main dans la sienne. A la raccompagner à la gare, sur le quai, ma main dans la sienne. Et la regarder s'eloigner dans ce train, sans regrets, ma main esseulée.Et puis lui encore, chez moi, qui me fait rire jusqu'aux éclats, parler jusqu'au debat. Anarchie, utopie. Nos mots s'emmelent, et nos idées avec, sur mon canapé, le temps semble s'arreter. C'est un peu con la vie parfois. Qu'on soit là et que. Mais. Toujours ou presque. C'est juste que ça me fait sourire et même dans le ventre et je ne connaissais pas. Son départ à la gare et mon retour à l'appart, où punk, skinhead et crapette m'attendent. Un sourire au ventre pour une soirée comme celle la et un lendemain en jupe où ceux que j'aime, m'attendent de pieds fermes devant le lycée, où leurs sourires, les fous rires font oublier ce systeme que j'ai voulu abandonner. Le désir en philo, et des idées de photos pour mon projet en arts plastiques, dans les arbres perchés où je suis toujours perchée. Et crapette qui me fait faire un tour de moto, quand on se sent libre à hurler "un jour j'irai à new york avec toi",

Etc, etc, comme si ça servait de raconter tout cela, comme si, comme ça. Je prefere encore le vivre je crois.

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02 décembre 2006

Le cul entre deux chaises.

J'apperçois ma silhouette au loin, entre pirate et punk, peter pan violet, pierrot et sa plume sur la lune. Je suis entrain de tomber. Accrocher à la pointe de la lune je me sens vasciller. J'hésite entre la difficulté de remonter et la facilité de tomber. Des cernes violettes sont dessinées malgré le thé. Je sens bien que dans mon ciel leur regard est inquiet. Une main transperce les nuages et me fait signe de m'accrocher. Je ne sais plus si je veux remonter ou tomber dans l'abîme de mon bateau encouettée. Face à ce choix je voudrais prendre un train et fuir vers l'ailleurs. Ce que j'ai l'air con, les pieds dans le vide, ma main aggripée à la lune. Je me suis bien oublier hier soir, dans la machine à coudre, à danser toute la nuit pour m'echapper de ce qui me poursuit, à hurler toute la nuit mes anciennes utopies, à y croire encore un peu avec des punks et des skins qui me poussent à l'expressionisme. C'est le grand nimporte quoi, avec de la bière, des joints et des docs marteens aux pieds. J'etais décousue et je suis mavenue. Entre deux mondes ou plus et des envies divergentes, les choix se dessinent dans les vahues et attendent que je me jette à l'eau. Leur demander de m'aider à me soulever ou lacher prise et me laisser aller. Comme si le reste en dependait.

Posté par bouteille13 à 19:39 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 décembre 2006

En (g)rêve.

La réalité reprend le dessus, le bateau prend l'eau et les pirates voient leurs larmes rouler sur leurs sourires. Une année desillusionnée. Je voudrais fermer les volets, m'enrouler dans une couette et me faire oublier. Ou plutot retrouver nos sourires, retourner en arrière, quand il était pas mort, quand on était innocent, quand on savait pas, ça, la mort. Quand on rêvait de voyage et qu'on partait le pouce en l'air, l'air de rien. quand on était toutes belles, en soleil, lune, etoile, nuage, toutes dans le ciel. Quand nos yeux perlaient des etoiles plus que des larmes. quand la pinède était remplie de joyeux lurons. Mes joyeux lurons, mes pirates, que j'aime fort, trop fort, et moi à la dérive dans cette triste et sale réalité à la recherche de petits bonheurs, à la conquête de la grande vadrouille. Comme si tous nos rêves partaient en fumée. Comme si on s'etait trop enfumés. Tous ensemble, dans ce bateau qui chavire, on continue, toujours coûte que coûte, un verre de pastis dans une main, un joint dans l'autre, avec un reste de sourire et on s'accroche à ce je ne sais plus quoi, qui arrive dans six mois. Après le bac..Je vomirais bien sur cette réalité pour la remplacer par nos dessins et autre moment coloré. Je voudrais bien tout quitter. Le lycée. tout. Mais tous dans le même bateau, jusqu'au bout de cette maudite année. Parce que si il manque à bord c'est qu'il est mort, mais toujours et encore, les copains d'abord.

Posté par bouteille13 à 15:24 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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