Oxymore.

25 juin 2007

Chier une pendule.

 

soyons_pirates

       En haut d'une tour de livres, Fumist' apparait derrière un nuage de., derriere les barreaux, sur une fenêtre fait une pause clope et discute avec les reverbères qui s'illuminent et hallucinent sur le bleu des cheveux. Fumist s'enfume, part en fumée loin de l'île deserte où le seul livre que vous emporterez serait un résumé d'une anne d'absence et d'encre qui ne coulait. Tonton a posé quelques jours sa malette de poker et ses petards pour tard le soir. On s'est barré, à l'abordage, cherche le Capitain' Maïqua sur un quai de gare. A bord, les cheveux au vent, les pieds sur le volant et la mer qui rentre dans la locomotive. Comme au Texas, les routes sont sans fin, comme nos histoires. Ils sont vichy, soyons pirates!  On s'embouteille à la mer, la voiture aux pieds à l'air, à travers les fenêtres. Comme la file indienne des photos sur les planches, une nuit blanche au café noir. J'y colle des photos souvenirs qui sentent bon l'été. Qui revient avec la fête du soleil, en bas du quartier. Qui annonce le début de l'été, l'odeur des grillades et les bouteilles qui endorment on ne sait où et réveille loin des cadavres du soleil. Pierrot le Maluné me déconcerte, m'emmène à un concert de jazz manouche et je nous trouve très beaux derrière la contrebasse sur le toit. Et les filles me font tourner la tête. Faire la manche le dimanche avant LE. M'endormir sur le bitume. Regarder des photos de Chine. Si seulement la chanson s'était appelée clementine , elle se serait accordée avec mes couleurs de cheveux. Puis le dernier jour des condamnées est enfin arrivé, entre pluie diluvienne derrière la fenêtre le matin et le soleil qui brûle les cadavres de bières sur la place. Même plage noire de monde au soir, quand tous les souvenirs de ma scolarité défilent le dernier soir de celle ci, je n'ai que deux phrases à la bouche "c'est fini" et "y'a trop de gens". Où le lendemain qui marque le vrai début de l'été, des vacances. Massilia Sound System, pastaga et joints verts, rhum, vin et brochette au bord de mer, "Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est bleue".

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05 juin 2007

Par à travers la fenêtre d'un train.

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Epuisement d'un lieu.

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16 mai 2007

Y'a des fleurs dans la bouteille de bière.

Retour à cette vie réelle qui n'est plus mienne. Je ne peux plus tout à fait revenir en arrière. Alors j'écoute des chansons de merde qui font passer le temps et qui me ramenent à mes souvenirs de la vie d'après. Après les petites cases dans lesquelles je dois rentrer afin d'en sortir. Demain je commence à les ouvrir. Demain j'arrête de. Alors aujourd'hui je plonge ma tête dans les souvenirs de la ville rose et je pleure ces gens qui m'offrent un bouquet de fleurs et une bière sur un quai de gare, je pleure ceux qui m'ont réconcilié avec les calamars, je pleure sur notre manque de "on improvise, on va à l'impro", je pleure même sur ce barman qui ne savait pas sourire et puis sur cette fille qui depuis cet été m'a beaucoup, je ne saurais trouvé les mots justes à dire vrai alors je ferais comme si elle savait et me tairais. Ils sont pas un sur cent mais là bas j'en voyais plein, certes toujours les mêmes, certes pas assez mais ça suffisait à idéaliser un monde qui s'effrite sous nos pieds pour tomber sur nos têtes. J'ai le mal de mer dans cette ville bleue qui s'embourgeoisise, j'ai le mal du pays qui n'est pas mien. Et même si je suis heureuse de tous les retrouver, les pirates de ma vie, y'a quelque chose qui cloche, à croire que c'est moi qui ne le suis plus tout à fait. Je ne peux plus voir ces murs en peinture ni ces drapeaux rouges qui se disent révolutionnaires devant les caméras lci; y'a quelque chose qui cloche et c'est moi qui ne trouve plus ma place, qui regrette ce futur entre parenthèse, pourtant qu'est ce qu'ils m'avaient manqué. Je regarde les fleurs faner. Je regarde les bouteilles se vider. Je regarde les piles de livres scolaires qu'il me faut ouvrir pour enfin regarder toutes ces rencontres rongées par nos foutues idées. Je suis partager entre le bonheur de les retrouver et le regret de ma vie d'après. Comme si ici, je n'avais plus de place, comme si ici je ne pouvais plus avancer.

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14 avril 2007

L'auberge espagnol

Il ya des hauts et des bas. Je me surprends avec ces cheveux verts que je desirais tant l'année dernière, à cette époque, la révolutionnaire. Il y a des hauts et des bas, mais certainement plus de droite et de gauche. L'anarchie c'est depuis lui et même avant, c'est utopique, c'est loin mais quand je suis avec ces gens qui y croient, aucun de leurs mots, aucun de leurs maux me font douter de ce rêve là.C'est peut être, ou encore mais tant pis. Alors ce soir, quand je me suis retrouvée dans cet appart là, l'odeur du mojito, de l'herbe et de l'orgasme qui embaume la pièce, les langues qui s'emmelent et s'entremelent c'est la notion de petit bonheur qui reapparait. Comme si j'allais l'oublier. J'ai quitté marseille et les pirates de mon port d'attache manquentdans la locomotive. J'voulais juste me tirer, tracer ma route et arreter d'autant merder. J'voulais juste, j'suis désolée. Fumist', personne peu serieuse qui se moque du monde. Je roule, je fume, je me barre. Mais ce soir, quand tous les voisins de l'immeuble se reunissent, quand j'essaie de parler espagnol, quand on me rassure sur l'après, quand je me retrouve dans l'auberge espagnol avec duris en moins, pour mon plus grand desespoir, je me sens bien. Toulouse, la ville rose, c'est des hauts et des bas contre la droite et la gauche. Toulouse c'est une nouvelle fuite, une nouvelle couleur, un besoin d'air, une pause de quelques semaines, toulouse c'est autre chose mais je m'y sens utile, entre patate dans la bouche et rêve dans la tête. Souvent en demi sommeil. Et quelques chansons qui nous trottent dans la lutte. Le printemps ne le serait pas sans sa révolution. Je déraille, m'egare de gare en gare, merde dans chacune d'elles, regrette et me barre. Mais si je ne devais garder qu'une seule chose, tous les voisins qui se retrouvent un vendredi soir, lorsque l'on se croirait dans l'auberge espagnol avec un arrière goût de peril jeune.

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25 février 2007

Comme une étoile filante...

Une fois de plus, je voyage, presque sans bagage, je vais et je viens, je tourne, serait-ce en triangle. La plume est restée accrochée sur la lune et la locomotive déraille encore. Alors tant pis, je tente de faire en sorte. Et je file encore un peu, les trains partent des gares et moi avec. Tout passe, tout lasse sauf les gares. Alors ça passe. Et puis il y a les pavés de Paris sous mes pieds ces temps ci. Et je ne me lasse de croquer et dessiner ce qui défile sous mes yeux ou. Par à travers la fenêtre d'un train. Tant de reflets qui se dessinent sur elle. Entre Terre et Lune, y'a la locomotive qui divague et perd sa plume. Elle est restée sur la lune. Je cours sur les pavés puis pieds nus, sur le sable ensoleillée, puis de nouveau sur les pavés. D'ici quelques jours dans une neige étoilée. Je continue de barouder. Quelque soit le quai la locomotive rencontre toujours toutes sortes de pirates, qui dégainent roufles et autres trésors. Quelque soit le rhum, en haut du mat on gerbera. Rhooo l'autre hé la rabajoise. On n'oublie pas. Musées ou disney volés, je sens toujours dans l'air, l'hermine de rien, une certaine piraterie que la locomotive connait bien.

"J'suis pas inscrit sur la mappemonde. Y'a pas de pays pour les vaut riens, les poètes et les baladins. [...] Que Paris est beau quand chantent les oiseaux, que Paris est laid quand il se croit français."

Dans d'autres mots, pour le moment, je me barre, je m'en suis allée, respirer autre part.

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03 janvier 2007

Moi, j'suis faîte pour vivre entre les mailles de vos filets!

Ma vie est comme une galère aux air de pirogue barbouillée de couleurs et de noir et blanc. Ma mine à la main, un pinceau dans la poche et le reste de la troupe dans la sacoche, j'me barre, ciao, ciao le foyer, j' me barre, je m'en vais respirer autre part. Je vais prendre un train et dans tête,la locomotive fume et tchou tchou... j'me barre, je m'en vais respirer autre part. Y'a des destinations sur la carte, un peu partout, toujours maintenant. un sac à dos, à l'arrache, le pouce en l'air et on se croisera sur les chemins. En attendant le prochain départ de la gare, je vogue dans ces mers vertes, la lune m'éclaire violette, j'dessine le capitaine maïka, acoudée sur le pont, qui regarde au loin queen stone, les yeux stone, elle se tourne vers moi et me crie "une clope moussaillon". la plume à l'oreille, la plume au bout des doigts, j'écris nos mots de tête, au milieu de la tempête, la tête en l'air accrochée à la lune, je lui hurle dessus qu'elle reste un peu plus que la nuit. Y'a la rage sur le navire, un drapeau noir en haut du mat, on dresse nos utopies. Et puis quand on est tous les quatre, on se dit, c'est vrai là ça marche, pizzas, bières, joints. "Punk, tss!" Moi j'suis pas punk, j'suis violette, j'suis de la lune, j'suis sur un bateau. Un bruit retentit et poum ailleurs. Quitte à galerer ici, j'prefere galerer ailleurs. Je me faufile à travers tous et c'est fou ce que je les aime. Parce qu'il y'a des confettis plein le bateau refuge, plein mon lit et jusqu'à dans la baignoire, parce qu'ils sonnent n'importe quand et m'offrent des jetons ricard et me scandent "on y va!". Nouvelle vague dans les oreilles l'alcool coule à flot et fume la pipe, fume la pipe de ganja. Les controleurs montent, on court, on crie "la rage du peuple", nos idéaux, tout en haut du mat sur le drapeau. j'ai ma petite flasque anisée, c'est ce que je viens du sud moi. Ah oui avec l'accent parisien. C'est mon côté punk. Sur la bécane les chansons engagés, sur le sable les docs dans l'eau, sur le bateau il a pas peur des chevaux ou presque. J'vois plus la réalité, ils m'ont rendu avec ma liberté, ma rêvalité. On rêve de révolution car dans le mot révolution il y a rêve mais surtout évolution. Debout sur le zinc claironne, je suis au fond de la salle et je voyage déjà. On me parle de passion et je souris, les philosophes ne nagent pas en pleine passion. Nietzshe Si. Ô toulousaine, ainsi parlait. Je ne me souviens plus de rien, herbe en poche, bouteille à la main. Les heures defilent et passent vite, bien trop vite. J'ME BARRE. Demain. Ca s'embrouille, le temps file. Decembre 2006. Le concert de Keny arkana, la rage au ventre, au coeur et au cri. Chez Crapette, dans le jardin, dans la cour secrete, avec punks, rockabs, gansta, roots etc etc. Même si je me sens découpée, partagée, par leurs differends, leur difference. même si je veux pas choisir. "je veux tout, tout de suite et que ça soit entier, sinon, je refuse!" Finallement, cette phrase ne m'a jamais quittée. J'peux pas choisir entre eux, j'pouvais pas faire qu'un reveillon. Et je m'en veux, je m'en veux tellement d'avoir été aussi conne. Une voiture, quatre gars, une cité, plus rien, cours, cours et les larmes coulent. J'croyais que je pouvais avoir confiance, j'croyais que j'aurais pas à faire de distinction, j'voulais pas etre mefiante. Moi je monte toujours dans les voitures, moi j'crois toujours en l'humain et Inconscience. C'est comme si le danger rodait encore sur nos têtes et nos fantomes ne nous lachent plus. Noël en Ardèche, en enfance encore. Dans cette famille d'adoption que je me suis choisie y'a maintenant 10 ans. Les années passent et rien, toujours pas de, ni de. Est ce que je peux encore croire en l'humain. Le ventre me tiraille que oui quand ma tête me rend nerveuse et tremblante dès qu'on m'approche. Je crois que je veux me barrer, je crois que je veux que 2007 soit inscrit dans des livres d'histoire que je n'aurais plus. Elle m'a trouvé un jouet, un bateau, quelques mois apres la locomotive. C'est embrouillé, c'est écrit en plusieurs temps, c'est la plume qui. Plume libre. "le temps fait des siennes, reprend ce qu'il sème, carpe diem. Je me souviens, de nous quatre, sur son lit, je me souviens de nous cinq sur son canapé, je me souviens des visages, des figures et un sourire sur la gueule. Mais j'ai plus confiance en l'humanité, quelque chose est brisé et mon pouce en l'air est dégonflé. Comment j'ai pu monter? J'ai fait du stop tout l'été, seule ou accompagnée, j'ai traversé la France etc. Et. Il faut que je sois dans ma ville, un soir de réveillon, à la recherche des punks que j'aime un peu trop parfois pour que. J'veux juste arreter de trembler et relever le pouce, encore et encore. Moi, j'y croyais un peu trop fort. En l'anarchie, en l'humain, en l'autogestion en mes idées. Moi j'voulais un monde plein de bateaux et de trains, où j'pourrais voyager. Moi j'voulais et je veux encore mais j'ai plus confiance en l'autre et j'voulais pas ça, c'est pour ça que je ne me mefiais pas. Putain je crois plus en l'humanité, je les hais. J'ai rien et à l'interieur c'est tout cassé. Bonne année. Les cartes en mains, le regard en coin, je joue au poker comme je vis ma vie. Le tout pour le tout, jusqu'au bout et tant pis si j'ai plus. Demain, ou après demain, je reprends un train.

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Je me souviens, du concert de Keny Arkana, des joints, la tete qui tourne, la biere, et ses mots forts qui résonnent encore et encore dans ma tête où. La voile de mon bateau est une lune sur laquelle me rejoignent des pirates, et leur rhum gingembre, qu'ils partagent pour mettre des étoiles dans nos yeux. Des mots forts qui hurlent une rage qui s'insinue partout, comme si, un autre monde est possible. Je me souviens de la cremaillère de Crapette, des joints, la tete qui tourne, le pastis dans le jardin, de l'herbe dans la cour de derrière, du rock n' roll, du rap et du ska et tout autre chose à la fois. J'viens de retrouver de l'herbe, au fond du tiroir. Dans toute cette histoire où est le petard. Des feux d'artifice sous nos yeux, la mer, les bateaux, le loin, l'ailleurs et nous qui TIFUMI. Pierre papier ciseau au pastis. Une bouteille de rhum cassée, un blunt et un cigare, champagne et toast tarama, pates foie gras. Pas les flics, jamais les flics. Aussi dangereux que. j'ai toujours été mefiante envers les bleus. Mon monde sur la lune, la tête avec, qui les emmène, des visages, des figures, dans des contes fantastiques ou des histoires de magie. Piraterie rouffle qui s'accompagne de. Petits bonheurs et grande vadrouille. Folie devant la neige et feu dans Gaudin. Je me suis cassée le ventre et fendue la poire. La lune toujours la haut, au dessus des montagnes, derrière lesres. Je suis celles qu'ils ont aimée quand je les ai adoptés. j'ai choisi ma famille qui se reconnait plus dans le sourire que dans le sang. J'suis bien là bas, envolée dans l'enfance reposante des forêts qui cachent nos cabanes sous terre, des champs où l'on courent et sautent de botte en botte. Les chatons qui sentent le foin, Rimbaud, Verlaine, Enstein, Nietzcshe, Gainsbourg et Gainsbarre. C'est nous qui. Et Lili que j'evite comme une peste, sale oie qui me fait flipper, comme une miniautruche. Un crayon, une plume et elles des instruments, le temps passe dans le faux froid du dehors et la chaleur interieur. La cuisine de mémé Raymonde, le fromage Cab'riou d'issanlas, l'anniversaire de mon futur père, Et nous ensemble partout entre vieilles chansons et fous rires, souvenirs qui s'ajoutent et se succèdent. Quelque chose de different. Mon Noël en Famille, celle que j'aime car elle est choisit. J'suis un Peter Pan pirate violet qui aime les pirates comme les enfants perdus, les indiens, les cowboys, les bohemiens , tous ces réverbèrent qui m'éclairent. On oublie pas, on sourit mais le poing reste levé et on oubliera jamais notre rêve d'révolution, d'évolution. Entre rêve et réalité, quelque chose comme la rêvalité. Je voyage d'ailleurs en ailleurs et c'est un peu partout que j'me sens chez moi. Sans frontières, j'suis lunaire. J'oublie rien mais mes souvenirs se consumment dans la fumée verte qui infeste mes poumons et ma gorge. J'crache, elle m'appelle gavroche, et j'ai ma casquette. Et dessous? Vent Infernal Ouragan Lunaire Etoilé Tripant. cheveux.

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Moi j'suis faîte pour vivre entre les mailles de vos filets! La fumée sort de la cheminée de la locomotive, les voiles se lèvent au dessous du bateau et la lune brille. J'suis embarquée dans une drôle d'aventure où, l'imaginaire devient réel quand nous sommes tous ensemble, embarqués dans cette nouvelle année. Les souvenirs en forme de sourire dans la poche, avec le reste de bric à brac qui represente ciel et mer. J'me suis glissée la gueule sur le trottoir. Heureusement, y'avait des réverbères.

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12 décembre 2006

[the killing moon]

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J'suis tombée amoureuse de lui, je ne sais plus trop comment, plus trop pourquoi, je ne le regarde quasiment pas. Ce n'était même pas ses bras et ce n'etait même pas si grave. Juste que. Il me fait rire. Comme si ma vision des choses, ma vision de l'amour, ma vision de ce pirate avaient changé.

Et je me sens bien. Toujours en violet, et vert un peu quand même. Les cheveux en petard, le petard à la bouche. Je souris, avec eux je ris. Aussi avec avec lui. Attention la lune est de sortie, avec ses pirates et ses pirateries, avec sa plume libre, ses dessins et ses écrits, avec les punks et leurs bières à la main, et puis une pas chère bouteille de vin, avec les réverbères qui éclairent, avec les trains qu me font voyager loin, avec toutes ces choses qu'on appelle petits bonheurs, sur une route qu'on appelle la grande vadrouille. Du son dans les oreilles, un peu de eux qui résonnent, du punk, du rap, du rock n' roll, de la chanson festive. Du different encore, du nouveau toujours, eux avec moi, un peu, beaucoup, quelque part, à côté de moi. Même si le doute persiste, ce chemin prend un sens, comme si enfin j'aimais ce que j'étais, comme si encore j'aimais ce que je vivais. J'ai fait la paix avec toute sorte de mes regrets et j'ai ri avec eux devant Kuzco le dessin animé.

La gare, debout sur le zinc qui me chante de m'en aller, je l'attends sur le quai, un petard à la main, une biere à la bouche, ou bien l'inverse. Elle voit ma ville triste et sale, elle la voit avec ses yeux noirs de Paris, ceux là même qui n'apprecient pas le gris d'ici. Quelques pastagas et vodkas pomme plus tard, elle est toujours là dans ma vie, à regarder mes pirates et autres copains du bord, dans "un quartier, la plaine, sans frontières", dans mon appart', le refuge, notre refuge, le bateau, notr' bateau. Comme si mon lit etait une bouet de sauvetage, où nous vivions en autarcie, bouteilles, fumettes et pizzas sous la main, comme si l'écrn et no bras nous faisaient oublier notre errance dans cette mer un peu trop douloureuse parfois.

Et puis lui, qui nous emmene, un peu plus loin, par bateau, sur l'île du frioule, dans des maisons abandonnés, plages ensoleillés, lieux deserts pour crapahuter, colline à grimper avant de devaler etc. On a mangé des crepes, marché dans l'eau les docs marteens attachées, on a vu un coucher de soleil si vite tombé dans les bras de morphée, on a vu des lieux que je n'oublierai jamais et même un cheval sur le bateau qui l'a effrayé. Une si jolie journée, le jour de l'anniversaire de celui qui nous manque toujours, à bord.

Petit couillon tombé de sa fenêtre, un premier octobre de cette année, je te verrais presque hanter l'appart, et me voler les clefs pour rigoler, lire billal et écouter ton cd preferé, du rockab bien sur, du punk et du garage aussi. Ce ne sont même pas, les vidéos de toi, au sommet de ta gloire, sur cette petite scène de la fête du soleil ou ici mort de rire et surtout mort maintenant. Mais t'en fais pas vieux, tu manqueras toujours à bord, parce que les copains d'abord.

C'était une belle journée, suivie de quelques autres que je n'ai pas vu passé, les yeux bandés sur la réalité, ma main dans la sienne. Sur mon lit, sous ma couette, ma main dans la sienne. A regarder des conneries defilées, la main dans la sienne. A boire et fumer, ma main dans la sienne. A la raccompagner à la gare, sur le quai, ma main dans la sienne. Et la regarder s'eloigner dans ce train, sans regrets, ma main esseulée.Et puis lui encore, chez moi, qui me fait rire jusqu'aux éclats, parler jusqu'au debat. Anarchie, utopie. Nos mots s'emmelent, et nos idées avec, sur mon canapé, le temps semble s'arreter. C'est un peu con la vie parfois. Qu'on soit là et que. Mais. Toujours ou presque. C'est juste que ça me fait sourire et même dans le ventre et je ne connaissais pas. Son départ à la gare et mon retour à l'appart, où punk, skinhead et crapette m'attendent. Un sourire au ventre pour une soirée comme celle la et un lendemain en jupe où ceux que j'aime, m'attendent de pieds fermes devant le lycée, où leurs sourires, les fous rires font oublier ce systeme que j'ai voulu abandonner. Le désir en philo, et des idées de photos pour mon projet en arts plastiques, dans les arbres perchés où je suis toujours perchée. Et crapette qui me fait faire un tour de moto, quand on se sent libre à hurler "un jour j'irai à new york avec toi",

Etc, etc, comme si ça servait de raconter tout cela, comme si, comme ça. Je prefere encore le vivre je crois.

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02 décembre 2006

Le cul entre deux chaises.

J'apperçois ma silhouette au loin, entre pirate et punk, peter pan violet, pierrot et sa plume sur la lune. Je suis entrain de tomber. Accrocher à la pointe de la lune je me sens vasciller. J'hésite entre la difficulté de remonter et la facilité de tomber. Des cernes violettes sont dessinées malgré le thé. Je sens bien que dans mon ciel leur regard est inquiet. Une main transperce les nuages et me fait signe de m'accrocher. Je ne sais plus si je veux remonter ou tomber dans l'abîme de mon bateau encouettée. Face à ce choix je voudrais prendre un train et fuir vers l'ailleurs. Ce que j'ai l'air con, les pieds dans le vide, ma main aggripée à la lune. Je me suis bien oublier hier soir, dans la machine à coudre, à danser toute la nuit pour m'echapper de ce qui me poursuit, à hurler toute la nuit mes anciennes utopies, à y croire encore un peu avec des punks et des skins qui me poussent à l'expressionisme. C'est le grand nimporte quoi, avec de la bière, des joints et des docs marteens aux pieds. J'etais décousue et je suis mavenue. Entre deux mondes ou plus et des envies divergentes, les choix se dessinent dans les vahues et attendent que je me jette à l'eau. Leur demander de m'aider à me soulever ou lacher prise et me laisser aller. Comme si le reste en dependait.

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01 décembre 2006

En (g)rêve.

La réalité reprend le dessus, le bateau prend l'eau et les pirates voient leurs larmes rouler sur leurs sourires. Une année desillusionnée. Je voudrais fermer les volets, m'enrouler dans une couette et me faire oublier. Ou plutot retrouver nos sourires, retourner en arrière, quand il était pas mort, quand on était innocent, quand on savait pas, ça, la mort. Quand on rêvait de voyage et qu'on partait le pouce en l'air, l'air de rien. quand on était toutes belles, en soleil, lune, etoile, nuage, toutes dans le ciel. Quand nos yeux perlaient des etoiles plus que des larmes. quand la pinède était remplie de joyeux lurons. Mes joyeux lurons, mes pirates, que j'aime fort, trop fort, et moi à la dérive dans cette triste et sale réalité à la recherche de petits bonheurs, à la conquête de la grande vadrouille. Comme si tous nos rêves partaient en fumée. Comme si on s'etait trop enfumés. Tous ensemble, dans ce bateau qui chavire, on continue, toujours coûte que coûte, un verre de pastis dans une main, un joint dans l'autre, avec un reste de sourire et on s'accroche à ce je ne sais plus quoi, qui arrive dans six mois. Après le bac..Je vomirais bien sur cette réalité pour la remplacer par nos dessins et autre moment coloré. Je voudrais bien tout quitter. Le lycée. tout. Mais tous dans le même bateau, jusqu'au bout de cette maudite année. Parce que si il manque à bord c'est qu'il est mort, mais toujours et encore, les copains d'abord.

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25 novembre 2006

Je m'eveillai.

"Je m'eveillai mais c'etait en voyage, le train avait roulé toute la nuit."

Il semblerait que. La vie ne soit pas une série tv. Comme si ma vie ne pouvait être résumée. J'ai perdu mon rêve, celui d'écriture et de litterature. J'ai perdu mon amour. J'ai perdu ma famille et il m'arrive de tout faire pour perdre mes amis. Je fonce droit dans le mur, la tête la première qui espère tout détruire, et se briser en fumée. La mise en abîme est si loin d'être terminée. Cette année avait si bien commencé et je ne peux dire ce qui a cloché. Surement la mort qui se mèle à la vie, le passé au présent, le présent au futur. L'avenir doit être derriere ce mur, seulement je crois que je prefere encore restée couchée, enfumée, imbibée et les oublier. Je suis seule et c'est la plus douloureuse certitude qu'il me reste, car les autres se sont barrés, ont été expulsés, comme si de rien était. Je suis seule avec mes rêves et mon angoisse de ne pas les vivre. Maintenant, je dois jouer le jeu, continuer coûte que coûte mais je ne comprends pas pourquoi j'en pleure déjà. Je suis seule face à mes peurs, face à mes rêves et Il ne me regarde pas. Je suis là, seule mais pas tout à fait parfois. A croire que j'oublie l'essentiel de ce qui fait mon sourire, que j'oublie qu'ils sont là. Je dois être comme Remi ou quelques autres comme celui là. Je suis là et je sais que ça ne va pas, mais eux aussi, ils sont là. "Aux petits bonheurs et à la grande vadrouille!". Pour toujours ou au moins un bout de vie. Je m'eveillai, contemplai les erreurs passées et pleurai. Je m'éveillai et rêvai. Je m'éveillai.

Gracious Mama Africa.

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